Afin de vous rendre compte si votre chien est en bonne santé, il est utile et indispensable de l’observer périodiquement ; et même, si besoin est, tous les jours, surtout si quelques signes ou quelques doutes vous viennent à l’esprit.
A cet égard, mieux vaut prévenir que guérir, et dans certains cas, ne pas retarder ni attendre l’intervention du vétérinaire. Observez donc attentivement votre chien, à savoir les points suivants.
Bien portant il doit être gai, expansif, remuant. Tout sujet restant prostré dans son coin, se déplaçant difficilement ou comme à regret, laisse soupçonner quelque chose d’anormal. En premier lieu, contrôlez donc la température rectale (normalement 38°5 chez l’adulte). Toute température dépassant 39° peut être le signe d’une affection en incubation. De toute façon, rappelez-vous que la truffe humide est un test qui, médicalement, n’a aucune valeur. De même toute chute de la température, au dessous de 38° (hypothermie), nécessite la consultation de votre vétérinaire.
Tout chien peut avoir des sautes d’appétit par caprice, lors de la présence d’une chienne en chaleur pour un mâle, de même chez la chienne, pendant la période de ses feux.
Dans ce cas, si le chien conserve son comportement habituel, il n’y a en principe aucune inquiétude à avoir.
Mais si le phénomène d’anorexie se prolonge, il est bon de le faire examiner par un vétérinaire, afin qu’il découvre les causes de ces inappétences passagères mais répétées.
D’abord leur fréquence ; le transit intestinal doit en principe s’effectuer une fois par jour, mais il ne faut pas s’affoler si le chien est constipé deux jours, voire trois jours consécutifs. Il peut s’agir dans ce cas d’une simple paresse intestinale, en rapport en général avec le régime alimentaire. Il convient alors de le modifier en supprimant tous aliments constipants os, riz en excès, insuffisance de légumes dans la ration, abreuvement déficient, etc.
La diarrhée nécessite plus d’attention. Si elle ne s’accompagne d’aucune fièvre ni d’aucune hypothermie, mettez votre chien à la diète pendant 24 heures, en lui donnant comme boisson de l’eau de riz légèrement sucrée ; surtout proscrivez le lait, les laitages, les œufs, les bouillons de viande, les graisses et, éventuellement, donnez lui un léger médicament anti diarrhéique et un antiseptique intestinal que vous indiquera votre vétérinaire.
Mais attention aux diarrhées importantes, répétées, accompagnées d’une forte fièvre ou de sang plus ou moins abondant ou nauséabond ; méfiez vous également des vomissements concomitants. Un diagnostic exact fait par votre vétérinaire s’impose, afin que soit mise en place, le plus rapidement possible, la thérapeutique nécessaire et indispensable pour enrayer et guérir l’affection en cours.
La couleur des urines est très importante de couleur brune, Malaga, marc de café, elle est avec d’autres symptômes d’anorexie et d’anémie, un des signes de la piroplasmose, contre laquelle il faut agir d’urgence sinon la vie de votre chien court les plus grands risques. Toutes les hématuries ne sont pas graves ni d’origine infectieuse. Elles peuvent recéler la présence de simples polypes (papillomes) de la verge ou du fourreau, petites végétations justiciables d’une légère intervention chirurgicale ou d’une cautérisation au bistouri électrique.
Les hématuries pouvant être d’origine traumatique, médicamenteuse ou toxique chiens ayant absorbé des produits raticides à base de coumarine, il convient au praticien d’en assurer le traitement rapide et spécifique.
Lorsque les vomissements surviennent rapidement après le repas, il s’agit souvent d’une légère surcharge gastrique alimentaire. Mais s’ils sont fréquents, mousseux, bilieux, répétés, ils peuvent être les symptômes d’une grave intoxication comme on en rencontre dans certains empoisonnements. De toute façon, il faut d’abord laisser l’animal à la diète hydrique en évitant qu’il n’absorbe chaque fois une trop grand quantité d’eau ; si les choses ne se remettent pas en place rapidement, s’accompagnent de signes généraux et d’une température anormale, il est recommandé que le vétérinaire entreprenne d’urgence la thérapeutique nécessaire.
Suspectez d’abord la présence de parasites cutanés, comme puces ou poux. L’arsenal thérapeutique est varié et efficace, depuis toutes les lotions antiparasitaires, les shampooings secs à base de poudre insecticide, jusqu’au collier antiparasitaire.
Le régime alimentaire, l’état du foie ou des reins de votre compagnon doivent faire aussi l’objet d’un examen de la part du praticien, afin de vous indiquer le régime alimentaire ou les médications hépato rénales très souvent nécessaires, notamment chez les chiens d’un certain âge.