Comment éviter le coup de chaleur chez les chiens

Lorsqu’un chien est exposé à de très fortes températures, il peut être victime d’un « coup de chaleur ». Cette affection, qui apparaît brutalement, se caractérise par une température rectale très importante (42° et plus) et un état comateux. La mortalité, en l’absence de traitement ou lors d’un traitement trop tardif, est élevée. Ne laissez jamais votre chien dans une voiture garée, même fenêtres ouvertes, en plein soleil. Pensez aussi que si vous la garez à l’ombre tôt le matin, elle se trouvera en plein soleil, quelques heures plus tard.

Les crampes : il est intéressant de signaler que certains chiens de chasse peuvent être atteints de crampes. Cette affection est en général sans conséquences graves pour l’animal.
Les « voleurs » : les chiens de chasse, qui ont souvent de longues oreilles, attrapent, en saison de chasse, des épillets appelés plus vulgairement « voleurs ». Ils pénètrent dans l’oreille, en progressant à l’aide des poils, et remontent jusqu’au conduit auditif. Le chien souffre énormément, se débat, marche la tête de travers et essaie de s’en débarrasser en se roulant par terre. La seule solution, pour le soulager, est d’extraire l’épillet, ce qui est relativement facile, si on l’aperçoit encore. Dans le cas contraire, mieux vaut faire appel à un vétérinaire qui possède le matériel nécessaire. Préventivement, vous pouvez, avant l’ouverture de la chasse, tondre ou dégager bien soigneusement, au ciseau, les poils qui se trouvent à l’intérieur de l’oreille, et plus particulièrement autour du conduit. Cette opération nuit peut être à l’esthétique, mais les résultats en sont excellents. Je la pratique avec succès, chaque année, surines chiens qui possèdent de longues oreilles frangées.

L’aggravée : il arrive souvent, après une journée de chasse en plaine, dans les champs de céréales, que votre chien se mette à boiter. Vous constaterez, en l’examinant, que le dessous des pattes est gonflé. Rien de grave rassurez-vous. Un bon lavage à l’eau de Dalibour suffira à diminuer l’enflure et à calmer la douleur. Cette affection, très fréquente, se nomme l’aggravée.

L’accident de chasse : les coups de fusil tirés par erreur ou par maladresse sont dangereux et bien souvent mortels. Aussi vaut il mieux choisir un chien à robe claire, plutôt qu’un chien dont la robe peut se confondre avec celle du gibier. En cas de blessure le transport chez un vétérinaire doit se faire le plus rapidement possible. Une couverture servira de brancard et évitera de trop manipuler l’animal.

Où faire vivre le chien ? Revenons à la vie du chiot en appartement, en pavillon ou à la campagne. Comme nous l’avons indiqué plus haut, le mieux sera de le faire vivre près de vous, le plus longtemps possible. Dès qu’il aura atteint l’âge de six ou sept mois, vous l’installerez, en fonction de vos disponibilités, dans un coin bien à lui.
A l’appartement : le chien doit pouvoir pénétrer dans toutes les pièces, mais il est recommandé de ne pas le laisser dormir sur les lits ou sur les fauteuils. Une solution intermédiaire peut être adoptée en lui attribuant éventuellement un fauteuil, toujours le même.

Dans le pavillon : il vivra au sous sol, tout en ayant libre accès aux pièces d’habitation et au jardin, si vous en possédez un. Son lit sera isolé du sol, si celui ci est en ciment. Il peut être avantageusement remplacé par une niche de bois, disposée à l’abri des courants d’air. Le local doit être clair et bénéficier de la lumière du jour et du soleil. Une fenêtre permettra une bonne aération, surtout en été. Il sera lavé et désinfecté le plus souvent possible, afin d’éviter la prolifération des parasites (puces, poux, etc.).

A la campagne : les chiens vivent le plus souvent à l’extérieur, dans un chenil. Il devra être construit le plus près possible de la maison, ou mieux encore en faire partie, afin que le chien puisse avoir un contact permanent avec ses maîtres et les visiteurs. Son équilibre n’en sera que meilleur.

Le chenil, s’il est indépendant, se composera d’une construction en dur (béton ou ciment), protégée du froid, de l’humidité, de la chaleur, et de la pluie, et d’une cour d’ébat à l’air libre. II devra être d’accès aisé, pour en faciliter l’entretien. Les murs intérieurs, très lisses afin d’éviter la prolifération des nids de parasites, seront passés à la chaux, au moins une fois par an, et désinfectés régulièrement. Le sol aura une pente légère, pour permettre un bon écoulement des urines et des eaux de lavage. L’idéal est de posséder un point d’eau et un orifice d’évacuation directement à l’intérieur du chenil. Le sol sera recouvert d’un caillebotis très serré, surtout si le revêtement est en ciment, car ce dernier provoque souvent des allergies caractérisées par des rougeurs, des démangeaisons aux pattes et entre les doigts. Le caillebotis sera imprégné d’une solution concentrée de Carbonyl, lavé et désinfecté fréquemment. Cette construction sera éclairée par une fenêtre à guillotine, s’ouvrant de haut en bas (ce qui permet une aération sans courant d’air) et placée en hauteur, pour faciliter la pénétration des rayons solaires. Une porte en bois, solide, permettra de fermer le chenil. Elle se composera de deux parties, comme les portes d’écuries. Ce système permet d’aérer la nuit en été, en ouvrant le haut, et de protéger du froid, en hiver, en ouvrant le bas.

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